samedi 14 mars 2009

Un joyeux vendredi 13 à l'Hôpital

Eh oui après près d’un mois et demi en Chine je me suis retrouvé à l’hôpital… un vendredi 13.

Après trois semaines de toux, un peu de fièvre et du sang dans mes sécrétions je me suis dit qu’il serait peut-être temps d’aller consulter un médecin. Après tout je n’ai pas envie de mourir d’un affaissement des poumons en Chine.

J’ai tout d’abord consulté l’hôpital sur le campus de l’université de Tongji où j’étudie présentement. Bien sur toutes les inscriptions sont en chinois et personne ne parle anglais, encore moins français. Par chance, un étudiant chinois fluent en anglais a eu la gentillesse de me guider à travers le processus.

Premièrement, j’ai du aller au comptoir principal et payer pour ma carte d’hôpital. En suite, j’ai consulté un médecin qui, après un bref examen et une sommaire description de mes symptômes, m’a prescris un test sanguin et des radiographies. Retour à la case départ, je paie pour les tests et c’est reparti.

Le test sanguin peut paraître très primaire :
  1. Donner le papier à l’infirmière au comptoir
  2. S’asseoir sur le siège face au comptoir
  3. L’infirmière au comptoir désinfecte l’annulaire de la main droite
  4. Sans prévenir, l’infirmière plante une aiguille au bout de l’annulaire de la main droite
  5. « Outch! »
  6. L’infirmière prend du sang avec un genre d’éprouvette prévue à cet effet
  7. S’asseoir un peu plus loin et attendre les résultats

Environs trois minutes plus tard elle me donne les résultats à rendre au médecin et je suis en route au deuxième étage pour les radiographies. À noter : le même processus à Québec prends 30 minutes au minimum et les résultats sont prêts la semaine suivante.

Fait amusant avec la salle de radiographies… C’est comme une machine à voyager dans le temps, quand on entre dans la pièce, on se retrouve dans les années 80! Bonnet de plomb sur la tête, radiations à travers le corps, 10 minutes plus tard je retourne voir le médecin au premier étage avec mes radiographies en main.

C’était peut-être mon vendredi 13 chanceux, mais deux étudiants chinois fluents en anglais allaient aussi consulter le même médecin, ils m’ont alors aidé à comprendre le diagnostique du docteur : « Your left lung is bad » et en me pointant un chiffre à travers l’écriture chinoise sur le bout de papier des tests sanguins : « This is too high »… Bref tout ce que le médecin a réussi à me dire c’est qu’il y avait un truc dans mon sang qui était pas cool et que mon poumon gauche était un peu dans l’état d’Éric Lapointe… bon j’exagère magané mais on n’est pas trop sur du reste… et que je devrais consulter un meilleur hôpital.

Une fois dans ce meilleur hôpital, j’ai été examiné par un médecin qui parlait bien anglais et qui m’a confirmé en pointant le même chiffre sur le même bout de papier à travers les mêmes caractères chinois : « This is too high »… et en regardant les radiographies pointe le bas de mon poumon gauche et me dit « Your left lung is bad... You have pneumonia ».

Je suis donc coincé dans cet hôpital depuis samedi matin et j’me fais chier grave!

La télévision a 69 postes, il y en a un seul en anglais et c’est l’équivalent de RDI. Quand tu l’as regardé 30 minutes, t’a tout vu.

On m’a dit que j’aurais accès à l’Internet, mais je suis toujours sans nouvelles. J’ai même eu à me mettre en colère pour qu’on me débloque le téléphone pour appeler mes assurances.

La bouffe… @%£&¢[insert-swearing-here]@¢¤#%!! Si j’écrivais tout ce qui me passe par la tête ce blogue serait pour adultes avertis seulement! A chaque repas le plateau contiens un paquet de choses. Parmi ces choses, tout ce qui se mange ce sont les os de porc dans une sauce mystère et le riz blanc.

Ce matin pour déjeuner on m’a servi un verre de lait chaud, un pain à la texture douteuse, une visqueuse purée de riz, 2 trucs qui resterons pour toujours un mystère et un œuf à la coque que je n’ai pas osé écailler de peur d’y trouver un petit poussin bouilli (oui c’est commun ici, ils font cuire des poussins à la coque et apparemment c’est populaire).

Depuis 3 semaines au moins, il pleut sans arrêt. Depuis hier, la température à l’extérieur fait penser à celle de début mai à Québec avec l’omniprésence de notre ami soleil. Moi, je croute dans une chambre d’hôpital avec pour divertissement un flacon de 400mg d’antibiotique moxifloxacin se vidant au compte-goutte dans ma main droite par intraveineuse en faisant remonter à la surface une petite bulle d’air approximativement toute les 750 millisecondes.

Si tout va bien, je devrais sortir demain...

Leçon à tirer de cette histoire : S’il y a 2 vendredi 13 en 2 mois, restez à Québec!

PS: J'ai réussi à me connecter à un réseau sans-fil non sécurisé en me tenant près de la fenêtre de ma chambre ;-)!

2 commentaires:

  1. Merde mon pauvre Jim ça tombe vraiment mal tout ça... ça aurait peut être été plus facile si ça t'était arrivé au Québec, mais en plus tu as affaire au système chinois... L'important c'est la santé mec prends ça comme une épreuve et tu vas la passer ! Et on se revoit en bonne santé au SEM...

    RépondreSupprimer
  2. Petit conseil de jaune : Les poussins à la coque, c'est super bon. Le croquant du bec et de la tête, c'est super! Bon courage! Dis toi que j'ai vécu un hôpital au Vietnam, ce qui est pire que ce que tu peux imaginer... Au moins ils font attention à ton régime!

    RépondreSupprimer